Oiseaux marins et plantes maritimes
Gesse Maritime
Plante pionnière des dunes
La gesse maritime (Lathyrus japonicus) est une plante vivace des côtes gaspésiennes. Ses fleurs pourpres (15-20 mm) en grappes attirent les pollinisateurs. Tiges rampantes, feuilles elliptiques, gousses fauves.
Rôle écologique clé
Fixe l’azote du sol grâce à des bactéries symbiotiques, enrichissant les sables pauvres. Stabilise les dunes, favorise l’installation d’autres plantes indigènes de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.
Habitat local
Abondante sur les plages de la Pointe (Rocher-Percé, Côte-de-Gaspé) et Baie-des-Chaleurs. Protège les côtes venteuses du golfe Saint-Laurent.
Campanules à Feuilles rondes
Fleur des falaises gaspésiennes
Campanula rotundifolia : Plante vivace aux clochettes bleu-violet (mai-octobre). Tiges élancées (15-60 cm), feuilles basales rondes, caulinaires linéaires.
Habitat local
Rocailles, falaises côtières, pelouses sèches, bords de mer en Gaspésie. Préfère sols pauvres, bien drainés, ensoleillés. Indigène au Québec.
Rôle écologique
Attire abeilles, bourdons. Stabilise sols rocailleux, indicator d’habitats ouverts.
Balanes communes
Crustacés des rochers côtiers
Semibalanus balanoides : Coquilles calcaires en cône (1 cm), filtres plancton. Colonisent rochers, jetées en Gaspésie (Forillon, Percé).
Cycle vital adapté
Fixation printemps, croissance été, libération larves automne. Résistent tempêtes, marées basses du golfe St-Laurent.
Rôle écologique
Base chaîne alimentaire (limaces, étoiles mer). Indicateurs pollution marine, abondants Baie-des-Chaleurs.
Troscart Maritime
Plante rare des marais salants
Triglochin maritima : Herbe vivace (20-50 cm) des milieux humides côtiers gaspésiens. Épis verts compacts (juin-août), feuilles étroites charnues.
Habitat local
Marais saumâtres, estuaires, vasières de la Gaspésie (Ristigouche à Cap-Gaspé). Tolère sel, inondations périodiques.
Statut conservation
Espèce menacée/vulnérable au Québec. Indique qualité des milieux humides côtiers, protégée dans certains sites prioritaires.
Plantain maritime
Herbe des marais salés
Plantago maritima : Vivace (10-40 cm), feuilles charnues en gouttière, épis verts compacts (mai-sept.). Tolère sel et submersion.
Habitat gaspésien
Prés salés, vasières côtières, estuaires (Baie-des-Chaleurs, Forillon). Stabilise sédiments, supporte vents marins.
Utilisation locale
Feuilles comestibles salées, utilisées traditionnellement. Indique qualité des milieux humides côtiers.
Livèche écossaise
Persil de mer gaspésien
Ligusticum scoticum : Vivace (50 cm) aux feuilles découpées parfumées (céleri/persil), ombelles blanches (juil.). Tiges striées vert-rouge.
Habitat côtier
Rochers, falaises, sables saumâtres du golfe St-Laurent et estuaire (Gaspé à Montmagny). Tolère embruns, sols humides.
Usage local
Feuilles aromatiques pour soupes, poissons, salades. Tradition inuite/alaskéenne. Comestible, médicinale (digestif).
Iris à pétales aigus
Iris des falaises maritimes
Iris hookeri : Vivace (30-50 cm) aux fleurs bleu-violet (juin-juil.). Pétales courts pointus, sépales larges moins jaunes que l’iris versicolore.
Habitat gaspésien
Anfractuosités rocheuses, grèves sableuses, falaises venteuses du golfe St-Laurent (Bas-St-Laurent à Labrador). Lieux secs côtiers.
Caractéristique locale
Relique glaciaire d’Asie/Alaska. Diffère de Iris versicolor par habitat sec vs humide. Hybride parfois en Gaspésie.
Goéland à bec cerclé
Goéland urbain du Saint-Laurent
Larus delawarensis : 46 cm, dos gris, bec jaune cerclé noir (adulte). Niche en colonies sur îles, grèves, toits (avril-juin).
Présence gaspésienne
Abondant le long du fleuve (Beauharnois-Blanc-Sablon), estuaires, dépotoirs. Population explosive depuis 1900 (123k couples Québec).
Adaptation locale
Opportuniste : mange déchets, poissons, insectes. Migre sud hiver, hiverne parfois Grands Lacs. Concurrence sternes.
Plongeon huard
Oiseau emblématique des lacs
Gavia immer : 70-90 cm, plumage noir-blanc contrasté, bec dagger. Chant mélancolique au crépuscule (avril-oct.). Plongée experte pêche (perches, éperlan).
Présence gaspésienne
Lacs intérieurs, baies côtières (Gaspé, Forillon). Niche en couple isolé sur rives protégées. 94% population mondiale niche au Canada.
Statut conservation
Vulnérable (mercure, lacidité, perturbations). Symbole québécois, suivi annuel Inventaire canadien. Migration côtière hiver (Floride-Mexique).
Eider à duvet mâle et femelle
Canard marin du golfe
Somateria mollissima : 50-71 cm. Mâle : blanc/noir contrasté, calotte noire, nuque verte, bec jaune proéminent. Femelle : brun barré camouflage nid.
Cycle gaspésien
Niche colonies îles côtières (Forillon-Percé, mai-juin). Duvet isole œufs. Plongeur mussels/crabe, migration sud hiver.
Valeur locale
Duvet récolté traditionnellement (matelas isolants). Symbole Iles-de-la-Madeleine. Menacé prédateurs/pollution.
Canard noir
Canard brun des marais
Anas rubripes : 54-64 cm, plumage brun chocolat presque noir. Tête plus pâle, mâle bec jaune, femelle bec vert pâle. Miroir aile bleu-violet bordé noir.
Habitat gaspésien
Marais, étangs forestiers, rives Saint-Laurent (sauf haute Gaspésie agricole). Abondant migration automne Baie-des-Chaleurs.
Vie locale
Hybride fréquent colvert. Barboteur (végétaux, insectes). Population déclinante chasse/hybridation.
Guillemot à miroir
Alcidé noir des falaises
Cepphus grylle : 33 cm, plumage noir estival + taches blanches ailes visibles vol. Pattes rouges, bec fin. Hiver : blanc dessous, dos gris.
Habitat gaspésien
Falaises côtières, éboulis, îles (Bonaventure, Percé, Madeleine). Petites colonies crevasses rocheuses mai-sept. Pêche capelan près côtes.
Vie locale
Plonge max 40m, couvée 2 œufs (34-39j). Emblème COGaspesie. Colonies accessibles bateau été.
Grand héron
Échassier géant des marais
Ardea herodias : 115-130 cm, ailes/cou/bec longs, plumage gris-bleu, tête blanche plume noire, yeux jaunes. Immobile → pique poissons (éperlan, anguille).
Présence gaspésienne
Marais, estuaires, rivages Saint-Laurent/Baie-des-Chaleurs. Colonies nids (îles boisées) avril-août. Migration sud automne.
Comportement local
Solitaire pêcheur, colonies bruyantes reproduction. Longévité 17 ans. Symbole zones humides Québec.
Goéland marin
Plus grand goéland du Québec
Larus marinus : 71-79 cm, dos noir, tête/cou/ventre blancs, bec jaune tache rouge, pattes roses. Immatures brun-noir marbrés 4 ans adulte.
Habitat gaspésien
Îles côtières, estuaires Saint-Laurent/golfe (Gaspé-Percé). Niche colonies mixtes avec eiders (mai-juin), migration intérieure hiver.
Comportement local
Prédateur dominant : mange poissons, œufs, petits oiseaux. Cris rauques « cao-cao ». Opportuniste dépotoirs marins.
Goéland argenté
Goéland gris classique
Larus argentatus : 60 cm, dos gris pâle, tête/corps blancs, bec jaune tache rouge, pattes roses. Ailes : bout noir points blancs. 4 ans pour plumage adulte.
Présence gaspésienne
Côtes Saint-Laurent/golfe, îles, ports (Matane-Percé). Colonies nids mai-juil., opportuniste : déchets, poissons, lombrics.
Vie locale
Social, bruyant. Mue hiver : stries brunes tête. Boit eau salée. Expansion urbaine récente.